Guide montage PC gamer : tout ce que vous devez savoir


Aujourd’hui est un jour un peu spécial puisque nous allons vous présenter notre propre guide pour monter votre PC gamer. Rassurez-vous, même si ce n’est pas pour jouer, vous devriez avoir toutes les clés en main pour vous débrouiller une fois que vous aurez tout lu, et regardé notre vidéo ! Mais surtout il faudra vous abonner à notre chaîne YouTube, sinon votre PC ne démarrera pas (petit sortilège vodoo).

 

Pourquoi et comment monter son PC ? Voici notre guide montage PC

Monter sa config soi-même, ou du moins avoir un PC sur mesure a plusieurs avantages. Premièrement, et c’est une chose que je répète continuellement à mes clients, vous aurez un PC adapté à VOS besoins spécifiques pour un bon rapport qualité/prix. En effet, si vous achetez un PC dans un super/hypermarché (souvent la pire chose à faire), vous vous retrouvez la plupart du temps avec un PC qui n’est pas fait pour vous. Avec une pièce sous ou surdimensionnée pour votre usage.

Guide montage PC

J’ai perdu le compte du nombre de clients qui avait des ordinateurs avec des disques durs de plusieurs To et parfois même des Intel Core i7 alors qu’ils ne font qu’aller sur internet pour lire les actualités, aller sur les réseaux sociaux et lire leurs mails. Ou encore ceux qui veulent jouer aux derniers jeux à la mode avec un ordinateur dépourvu de carte graphique et un petit Pentium ou Athlon en guise de processeur.

Nous allons donc voir tout au long de notre guide montage PC, comment choisir les composants et comment créer une configuration homogène et un minimum esthétique. Et bien sûr comment monter votre PC.

Avant de commencer ce tuto montage PC

Avant toute chose, il est bon de définir pour quelle utilisation est destiné le PC, et quel est le budget. Dans ce tutoriel en partenariat avec ASUS nous allons monter une configuration haut de gamme full ASUS ROG de plusieurs milliers d’euros destinée aux jeux essentiellement, mais qui sera également à l’aise pour du streaming et du montage vidéo. Attention aux yeux il y aura plein de RGB ! Voici le détail de la configuration utilisée ici :

Nous sommes donc sur un boîtier assez imposant acceptant de grandes cartes mères, ce qui représente un cas de figure assez général dès lors que l’on part sur du haut de gamme.

The ROG&Roll, une configuration FULL ASUS ROG Strix par HardwareCooking

Choisir son boîtier

Le choix d’un boîtier est l’aspect le plus personnel pour la création de sa configuration. Hormis l’aspect visuel il y a plusieurs éléments à prendre en compte pour choisir la carcasse de son PC.

Premièrement il faut savoir qu’il y a plusieurs formats de boîtiers, allant du tout petit acceptant de toutes petites cartes mères, au boîtier acceptant même les plus grandes. Selon si votre PC est destiné au gaming ou à être utilisé comme Workstation ou HTPC vous n’aurez certainement pas les mêmes critères. Ceci impactera d’ailleurs le choix de votre carte mère. Par exemple si votre boîtier accepte du E-ATX, il acceptera généralement les formats inférieurs ATX, Micro-ATX et Mini-ITX, vous n’aurez donc pas d’inquiétude à vous faire. Évitez tout de même de mettre une carte mère Mini-ITX dans un boîtier très grand, il fera vide et peu esthétique.

Globalement la taille du boîtier impactera le choix de ses composants, mais aussi la capacité à refroidir ses composants par la suite via la notion de flux d’air.

Il faudra donc bien regarder quel format de carte mère accepte le boîtier, E-ATX, ATX micro-ATX, etc. Si vous partez sur une configuration haut de gamme il faudra prendre en compte la capacité de refroidissement puisque votre PC chauffera certainement plus qu’un PC entrée de gamme voir moyen de gamme. Ceci veut dire qu’il faut regarder le nombre d’emplacements disponibles pour ventilateurs et radiateurs (radiateurs pour les watercoolings, nous y venons plus tard). Mais aussi s’il y a déjà des ventilateurs fournis avec le boîtier ou non, ce qui n’est pas négligeable. Dans la plupart des situations, nous allons placer des ventilateurs en façade qui vont aspirer l’air, pour l’extraire via le ventilateur à l’arrière et ceux sur le dessus du boîtier.

Pensez aussi à regarder le nombre et l’emplacement des ports USB du front panel. Certains boîtiers intègrent ce panneau sur le dessus du boîtier et si vous rentrez votre machine dans un compartiment de votre bureau ceci pourrait vous bloquer pour brancher une clé USB par exemple.

Socket et Chipset ? Qu’est-ce que c’est ?

Avant de parler de processeur et de cartes mères, il va falloir faire un petit tour sur ce qu’est le chipset et le socket.

Le socket

Le socket c’est là où vient se poser le processeur pour faire le lien entre celui-ci et la carte mère grâce aux broches situées sur le CPU pour AMD (socket AM4) et sur la carte mère pour Intel (socket 1151 principalement).
C’est pour cette raison qu’il est important d’avoir un processeur compatible avec le socket de votre carte mère, sinon il ne pourra être placé dans son socket.

Le chipset

Le chipset est un circuit électronique chargé de coordonner les échanges de données entre les divers composants de l’ordinateur (processeur, mémoire…).
Il peut exister plusieurs chipsets pour un même socket. Ex. pour Intel le Z390, le H370, le B365, etc. qui accompagnent le socket 1151. Pour AMD, nous retrouverons du X470, A320, B350, etc. qui cohabitent avec le socket AM4.
Chacun ayant ses propres avantages et particularités.

Choisir et installer son processeur

Processeur AMD ou Intel ? Tel est la grande question. Si Intel a pendant longtemps dominé la guerre contre AMD, cette dernière revient depuis peu en force en proposant sa gamme de processeur AMD Ryzen ayant un excellent rapport qualité/prix, surtout face à Intel qui a profité de sa position de leader pendant longtemps pour faire grimper les prix au fil du temps.

Il y a des processeurs pour tout le monde, allant d’une soixantaine d’euros à plusieurs milliers d’euros. Un petit processeur suffira pour de la bureautique, entre 150 et 500 euros nous avons des usages gaming/pro en high/ultra avec ou sans streaming (avec carte graphique en adéquation) et quelques applications applicatives comme la suite Adobe. Au-delà le marché est clairement dédié aux professionnels avec des processeurs optimisés pour les rendus 3D et calculs lourds. Comme avec les imposants processeurs AMD Ryzen Threadripper. Parallèlement, plus le processeur sera cher, mieux il faudra le refroidir (d’une manière grossière).

Tuto : installer son processeur, socket 1151

Installer un processeur sur un socket Intel est une opération qui peut être très risquée. En effet, grossièrement l’emplacement du CPU (le socket) est composé d’un grand nombre de pins qui sont très fragiles. Il ne faut en aucun cas les toucher au risque de les tordre et de rendre la carte mère inutilisable. Il faudra donc faire très attention à l’installation du CPU pour éviter notamment qu’il glisse entre nos doigts et qu’il détruise complètement les pins telle une météorite s’écrasant sur la ville de New York.

Maintenant que vous êtes mis en garde, passons aux choses sérieuses. Appuyez sur le petit levier et tirez-le légèrement sur le côté pour libérer le socket. Laissez bien le cache à son emplacement il se détachera tout seul par la suite.

Vous constaterez qu’Intel a bien fait les choses et que le socket dispose d’un détrompeur pour l’insérer dans le bon sens. De plus, sur les sockets 115X l’écriture sur l’IHS du CPU (la partie supérieure visible) se trouve face à vous. Sur un socket 2066, l’écriture se retrouvera en revanche à l’envers.

Tuto installation CPU Intel socket 115X

Option, pour aller plus loin :

Pour pousser le vice nous pouvons aller plus loin avec certains processeurs et effectuer une opération qui s’appelle le délid. Cette opération consiste à remplacer la pâte thermique qui est de bien piètre qualité entre le DIE (la puce du CPU) et l’IHS (la protection recouvrant le DIE et qui sert à mieux diffuser la chaleur). Vous pouvez aussi placer un IHS en cuivre. Pour plus de détails sur le délid rendez-vous dans notre article dédié par ici.

Test Rockit 99 délid CPU SkylakeX 2066 Intel Core i7-7800X avec IHS cuivre

Choisir et installer sa carte mère

En rapport direct avec le boîtier, il faut donc penser à vérifier son format pour être sûr qu’elle soit compatible avec le boîtier comme nous l’avons vu précédemment. Hormis le design qui reste comme toujours un choix personnel, il faut veiller à la connectique disponible. Et bien sûr d’en choisir une compatible avec votre processeur.

Premièrement, si vous avez besoin du WIFI, prenez directement une carte mère proposant cette fonctionnalité. Sinon vous devrez acheter un dongle séparément ce qui serait dommage puisqu’il utilisera un emplacement USB/PCIe sur votre carte mère.

Test carte mère ASUS ROG STRIX Z390-E GAMING

Secondement, c’est peut-être bête, mais regardez bien le nombre de ports USB disponibles sur la connectique arrière. Il arrive qu’il y en ait peu et qu’il faille soit utiliser les ports USB en front panel (avant du boîtier) ce qui gâche un peu l’esthétisme de celui-ci, soit ajouter un HUB USB. En effet, de plus en plus de périphériques utilisent de l’USB. En plus du mythique couple clavier/souris il y a maintenant certains tapis de souris RGB qui en ont besoin, un micro et une webcam si vous streamez, mais aussi votre écran pour certaines fonctionnalités. Comme le ASUS ROG Strix XG32VQR que nous avons testé qui nécessite un branchement en USB pour contrôler son éclairage RGB. Mais vous aurez peut-être aussi un casque qui se branche, parfois, en USB. La présence d’un lecteur de carte mémoires pour votre appareil photos, un lecteur graveur DVD externe etc.

Troisièmement, pensez aussi à regarder s’il y a un ou des emplacements pour SSD au format M.2 (nous y venons plus tard). Regardez bien comment il est branché (PCIe ou SATA) et si l’emplacement dispose d’un dissipateur thermique c’est encore mieux. En effet ce dissipateur va éviter un éventuel effet de Thermal Throttle. Cet effet que nous voulons éviter à tout prix se produit sur certains SSD utilisant le protocole NVMe lorsqu’ils sont sollicités. La température du SSD augmente jusqu’à des températures pouvant atteindre 80 à 90°C. À ce niveau de température le SSD va alors baisser de lui-même ses performances afin de diminuer/stabiliser sa température et ainsi ne pas risquer de dommage dû à la chaleur. Le dissipateur thermique permet donc de garder les performances du SSD au top quoi qu’il arrive.

Ci-dessous nous pouvons voir les températures d’un SSD Samsung 970 PRO d’une capacité de 1 To avec et sans dissipateur thermique. Nous voyons clairement que le SSD a atteint 82°C au maximum lors d’un benchmark CrystalDiskMark. Globalement n’importe quel dissipateur thermique suffira pour éviter le thermal throttle.

températures avec dissipateur thermique pour SSD M.2

Quatrièmement, revenons sur la base, pensez à prendre une carte mère ayant un socket et chipset compatibles avec votre processeur. Ce sont des éléments affichés obligatoirement à la fois sur la fiche technique de la carte mère, mais aussi du processeur. Par exemple, notre processeur ici est un Intel Core i9-9900K, il est donc au socket 1151 et compatible avec plusieurs chipsets que l’on retrouve sur ce socket. Et notre carte mère est bien au socket 1151 sur un chipset Intel Z390.

Tuto : installer sa carte mère

En pratique cela n’a rien de sorcier, le boîtier est, dans la plupart du temps, pré-équipé d’entretoises. Il nous suffira alors de poser la carte mère dessus et de visser la carte à l’aide des vis fournies. Votre carte mère est maintenant installée.

Choisir et installer sa RAM

La mémoire vive est également très importante. Là encore il faut bien la choisir selon son utilisation. Tout d’abord il n’existe plus à l’heure actuelle que de la mémoire DDR4, la DDR3 étant dépassée.
Vous ne faites que de la navigation ? 8 Go suffiront, même 4 Go si vous ne faites que de lire et envoyer des mails. Du gaming ? Prenez-en 16 Go et vous serez bien. Si vous faites de l’applicatif lourd prenez-en au moins 32 Go pour être bien, 64 Go si vous des besoins encore plus spécifiques (et les moyens). Et vous pourrez encore monter plus haut dans certains cas, mais à ce niveau-là vous ne tomberez certainement jamais sur ce tuto.

Petite précision, sur une configuration AMD, il vaut mieux privilégier les kits mémoires ayant des hauts taux de fréquence. C’est un peu moins le cas pour les plateformes Intel.

Attention également au nombre de slots présents sur votre carte mère. Si vous avez une carte mère qui n’a que deux slots DIMM (emplacement pour la RAM) n’achetez pas un kit de quatre barrettes.

Tuto : installer sa RAM

Installer et retirer une barrette mémoire est un jeu d’enfant. En effet il faut juste faire attention au sens dans lequel il faut insérer le module dans le slot DIMM. Tout d’abord il faut désenclencher les clips des slots, il faudra le faire soit seulement sur la partie du haut, soit sur les deux extrémités, selon la carte mère que vous avez. Ensuite, regardez bien le détrompeur et passez votre barrette dedans, puis appliquez une pression sur chaque extrémité jusqu’à que le module se clipse bien dans son emplacement. Si votre mémoire n’est pas bonne, de la DDR3 par exemple, le détrompeur ne sera pas bien aligné, faites bien attention.

Ensuite, chose très importante, il vous faudra rentrer dans le BIOS afin d’activer le profil XMP. Sans cela, vous avez beau acheter un kit mémoire à haute fréquence vous serez bloqué au minimum soit 2133 MHz. Ce qui serait vraiment dommage puisque vous perdrez inutilement en performances. Vous pouvez voir sur la capture d’écran ci-dessous qu’il suffit de choisir l’option « Enabled » pour activer cette fonctionnalité. Globalement le principe est identique chez les autres constructeurs, MSI, ASRock, AORUS, GIGABYTE et j’en passe.

Activer profil XMP dans le BIOS

Choisir son système de refroidissement : AiO, ventirad et ventilateurs

Le système de refroidissement est un élément très important. Avec certains CPU un ventirad est fourni bundle. Mais ce n’est pas toujours le cas et plus particulièrement sur les processeurs haut de gamme qui chauffent généralement bien plus que les autres. Ils ont donc besoin d’un système de refroidissement plus costaud. Notre processeur Intel Core i9-9900K est vendu par exemple sans ventirad.

Il existe trois types (les plus courants) de système de refroidissement pour les processeurs.

Le ventirad : ce terme design un radiateur refroidi par air, plus ou moins gros, sur lequel est fixé un ou plusieurs ventilateurs. Le tout est fixé directement sur le CPU.

Le watercooling tout-en-un ou AiO pour All-in-One : Il s’agit ici d’un système intégrant un circuit afin de refroidir le processeur avec un liquide de refroidissement. Semblable à ce que nous retrouvons dans une voiture, nous avons la pompe, les tuyaux et un radiateur qui vont faire circuler l’eau dans la boucle afin de refroidir le CPU via le waterblock qui est installé sur le processeur. La pompe est parfois directement incluse dans le waterblock. C’est d’ailleurs le système de refroidissement que nous avons ici avec notre ASUS ROG Ryujin 240.

Le watercooling custom : Un système de refroidissement plus approfondi que l’AiO. Ici nous assemblons tout le système en choisissant nous-mêmes chaque élément. Un système de refroidissement particulièrement onéreux dans un premier temps, mais aussi très technique et surtout très efficace.

Tuto : installer son système de refroidissement

L’installation exacte d’un AiO peut varier selon la marque. Ici nous détaillons l’installation de notre Ryujin, mais le principe est généralement semblable.

Comme bien souvent, il nous faudra d’abord placer la backplate à l’arrière de la carte mère. Une fois la backplate placée, il faut passer les quatre entretoises autour du socket. Une fois que ceci est fait, nous pourrons alors poser le bloc pompe-waterblock sur le processeur, sans le cache, sur les entretoises et utiliser les quatre écrous à mains afin de fixer le bloc pompe. Attention, avant de poser l’AiO sur le processeur il faut impérativement penser à appliquer une petite noisette de pâte thermique au centre du CPU. Il arrive évidemment que votre AiO ou ventirad ai de la pâte pré-appliqué sur sa base. Vous pourrez soit la garder soit la retirer pour en appliquer une vous-même qui est plus performante. Prenez bien garde également, certains systèmes de refroidissement disposent d’un film plastique protégeant la coldplate. Il faudra impérativement la retirer avant de le poser sur le processeur, au risque d’une surchauffe de celui-ci.

Enfin au moment où votre radiateur ou waterblock sera posé sur votre processeur pensez à serrer en croix. En effet serrer en croix permet de répartir à peu près uniformément la pâte sur le processeur. Elle finira de se répartir sur l’IHS lorsque le PC sera lancé sous l’effet de la chaleur.

Noisette de pâte thermique sur processeur Intel
N’en mettez surtout pas plus qu’ici

Il ne nous reste plus qu’à refixer le cache de l’AiO, très simple également puisque ce cache est aimanté. Il suffit de tirer pour l’enlever et le poser pour qu’il se replace tout seul. Notez bien que ceci est une particularité spécifique à notre AiO ASUS ROG Ryujin 240.

Quant aux câbles, commençons par brancher l’USB pour pouvoir jouer ensuite avec l’écran OLED. Ensuite branchons la pompe sur notre prise AIO_PUMP de notre carte mère. Un dernier câble sort du bloc avec deux prises pour y brancher les deux ventilateurs Noctua. Ici nous avons préféré ne pas l’utiliser et les brancher directement via notre splitter sur notre port CPU_FAN. N’oublions pas bien sur l’alimentation SATA qui va alimenter l’écran OLED et l’éclairage RGB.

Choisir son alimentation

Il existe en réalité plusieurs formats d’alimentations. Toutefois la très grande majorité ont un format standard ATX. Certains boîtiers disposant d’un format réduit n’accepteront pas ce standard. Si tel est le cas référez-vous à la fiche produit pour voir quel est le format de l’alimentation qu’ils vous faut. Ici nous avons une alimentation au format standard et qui est full modulaire. La modularité d’une alimentation représente simplement si les câbles sont fixés au bloc d’alimentation ou s’ils sont à y brancher. Elles peuvent être entièrement modulaire, semi-modulaire, ou pas du tout pour les alimentations d’entrée de gammes. L’avantage d’une alimentation modulaire et de pouvoir brancher uniquement les câbles dont nous aurons besoin afin d’améliorer le câble management de son PC.

Une alimentation atteint son meilleur rendement énergétique à 50% de charge. Idéalement nous choisirons une alimentation ayant une capacité double à ce que le PC consommera en moyenne. Si vous jouez beaucoup et que votre PC consommerait 400 W en pleine partie, une alimentation de 800 W sera parfaite. Bien sûr vous pourrez tout de même choisir 700 W ou 600 W si le cœur vous en dit, cela fera l’affaire.

Tuto : installer son alimentation 

L’installation d’une alimentation n’a rien de compliquée en soit. Selon les boîtiers le système peut légèrement différer mais n’est jamais sorcier. Soit on glissera le bloc de part un côté latéral directement, soit on viendra la rentrer par l’arrière en la faisant glisser comme c’est le cas ici. Commencez par brancher les câbles dont vous aurez besoin par la suite au bloc d’alimentation. Retirez le cadre du boîtier pour le fixer à l’alimentation à l’aide des quatre vis fourni dans le bundle. Puis glissez l’alimentation dans le boîtier et revisser le cadre afin de faire tenir l’ensemble.

Peu de boîtier utilisent ce système pour placer l’alimentation. Bien souvent il vous suffira de la poser sur son emplacement en la rentrant par un côté puis de visser directement les quatre vis.

Choisir sa carte graphique

Le choix de sa carte graphique est bien plus complexe que le choix des autres composants. En effet le choix est très grand, mais nous avons aussi des tranches de prix très divers. Cela va de 40 euros à plus de 2000 euros.

Le choix de votre carte se fera essentiellement selon le type de jeux et/ou des programmes que vous utilisez. Vous n’avez pas besoin de la même puissance pour jouer à Fortnite que pour jouer au dernier Tomb Raider ou Far Cry par exemple.

Mais le choix se fera aussi par rapport à la définition de votre écran, soit le nombre de pixels (à ne pas confondre avec la résolution qui représente le rapport entre la diagonale et le nombre de pixels), un écran FHD (1920 x 1080 pixels) aura besoin de moins de puissance qu’un écran à 2560 x 1440 pixels ou encore 3840 x 2160 pixels. Mais ce n’est pas tout, selon le taux de rafraîchissement de votre écran, où la base est de 60 Hz et les écrans destinés au gaming peuvent atteindre 144, 165 et 240 Hz vous aurez aussi besoin de plus de puissance graphique. Puisque les Hertz représentent le nombre d’images que le moniteur peut afficher. Il serait dommage d’avoir un écran 144 Hz et d’avoir une carte graphique qui limite vos FPS en jeu à 60 !

Attention, faites aussi à votre alimentation, si vous prenez une carte Nvidia RTX 2080 Ti, assurez-vous d’avoir une alimentation de qualité qui fait tout de même plus que 300 W. (Au moins 700 W recommandé pour ce type de carte par exemple)

Tuto : installer sa carte graphique

Installer une carte graphique n’est pas sorcier. Ici nous avons une carte ASUS ROG Strix RTX 2070 GAMING. Le principe est le même pour toutes les cartes. Sur votre carte mère vous avez ce qu’on appelle des ports PCI-express.

Branchement carte graphique tuto montage PC

C’est sur ces ports que nous allons introduire la carte graphique. Une fois insérée, il faudra la visser sur les slots d’extensions afin qu’elle reste bien en place et qu’elle ne risque pas d’endommager le port PCI-e à cause de son poids. C’est aussi pour cette raison que nous voyons de plus en plus des supports à cartes graphiques. Comme celui présent de base sur le boîtier Helios que nous avons ici.

Branchement carte graphique tuto montage PC

Une fois cela fait, il suffira de brancher si nécessaire, le nombre de ports variant selon la consommation de la carte, les ports d’alimentation PCI-express. Là encore la manipulation n’est pas compliquée, le ou les câbles arrivant de votre alimentation vous avez généralement la mention « PCIE » notée sur le connecteur qui est lui aussi équipé de détrompeur. Il nous suffira alors de tirer le câble jusqu’à la carte et de brancher.

Branchement PCI-express carte graphique

Choisir son SSD et disque dur

SSD

Le choix de vos supports de stockage est également important. Nous privilégions dans presque chaque cas au moins un SSD pour le système d’exploitation. Ceci permettra de rendre le système plus rapide d’une manière global (lancement Windows, lancement des applications, etc.).

Nous avons ensuite plusieurs formats, du classique SATA III au format 2,5″ au SSD au format M.2 avec un branchement en SATA (identique à un branchement via un câble SATA) mais aussi via un branchement en PCI-Express 3.0 x4. Au sein même de cette dernière connectique, il existe des SSD ayant des vitesses de lectures et écritures plus ou moins élevées.

D’une manière globale, vous réussirez mieux votre câble management (aménagement de tous les câbles de votre PC) avec un SSD au format M.2, puisqu’il se connecte en direct sur votre carte mère et n’a donc besoin d’aucun câble.

La capacité dont vous aurez besoin dépendra là aussi de votre utilisation, un 120 Go en SATA suffira pour de la bureautique légère comme nous le conseillons dans nos configurations recommandées pour PC bureautique. Si vous faites pas mal d’applicatif lourds ou même de gaming avec des jeux qui ont beaucoup d’écrans de chargement un SSD rapide peut être un plus également. Attention le SSD ne fait pas gagner en performances dans un jeu, mais permet seulement de réduire les temps de chargement.

Disque dur

Le disque dur est le meilleur ami du SSD. Ayant de grosses capacités pour des prix très faibles si on regarde le prix au Go par rapport à un SSD, il vient aujourd’hui le plus souvent en complément du SSD. En effet nous avons de plus en plus de configurations équipées d’un SSD pour y installer Windows et les logiciels les plus utilisés, accompagnées d’un disque dur pour y stocker ses fichiers, films, photos, musiques et documents divers. Il existe des disques durs (HDD) plus ou moins rapides, cette vitesse s’exprime en tours par minutes (RPM ou tr/min). Basiquement nous pouvons aller de 5400 tr/min à 7200 tr/min. Le tout avec des capacités allant de 500 Go à 14 To actuellement. Évidemment d’ici les prochaines années la taille maximale des disques durs va augmenter.

Toutefois si vous faites un PC qui n’a pas besoin d’être spécialement rapide, vous pouvez aussi très bien vous passez d’un SSD et installer votre système d’exploitation sur le disque dur. À ce moment il vaudra mieux privilégier un disque tournant à 7200 tr/min que 5400 tr/min.

Le branchement en pratique : 

  • Disque dur et SSD SATA: Le branchement d’un support de stockage n’est pas compliqué. Nous aurons systématiquement deux câbles à brancher. Le premier est l’alimentation SATA venant directement du bloc d’alimentation, permettant de le brancher électriquement pour qu’il puisse se lancer. Le second est le câble SATA, permettant au support de se brancher sur la carte mère et donc d’être reconnu par Windows.

Emplacements de stockage sur boîtier ASUS ROG Strix Helios

  • SSD M.2 : L’installation d’un SSD au format M.2 est enfantin. Tout d’abord il va falloir que vous localisiez l’emplacement sur votre carte mère. Vous ne devriez pas avoir de difficulté à le trouver. Il arrive parfois selon la carte mère que cet emplacement soit surmonté d’un dissipateur thermique pour le SSD, évidemment c’est un avantage. Il faudra alors retirer le dissipateur thermique si vous en avez un. Puis glisser le SSD dans le connecteur en le rentrant en formant un angle. Pour ensuite fixer le SSD, soit vous aurez la visserie en bundle avec la carte mère ou encore avec le SSD lui-même. Parfois il suffit simplement de replacer le dissipateur thermique pour que le SSD soit vissé en même temps comme c’est le cas ici. Attention, si vous avez un dissipateur thermique pensez à retirer le film de protection sur le pad thermique.

Le branchement des câbles

C’est bien arrivé ici que la plupart des utilisateurs vont commencer à s’inquiéter. En effet si le reste ressemble assez à des Lego, le branchement est moins évident. Nous allons donc voir les étapes obligatoires communes à toutes les configurations.

  • Front panel : afin que les boutons de votre boîtier puissent fonctionner, et donc entre autres allumer votre PC il faudra les brancher. Ce panneau contient plus ou moins de câbles selon les entrées qu’il dispose. Nous retrouverons systématiquement le bouton Power, parfois Reset avec les LEDs d’activités. Le branchement de cette partie est commune à la plupart des cartes mères. Pas de panique cette procédure est toujours détaillée dans le manuel d’utilisation de votre carte mère.
  • Alimentation 24-pins et 8-pins : sans ces câbles bien branchés votre PC ne démarrera jamais. En effet ce sont eux qui vont alimenter en Electricité la carte mère et le socket.
  • Prises FAN : sans ventilateur votre précieux PC aurait un gros coup de chaud. La connectique des ventilateurs peuvent se décliner de deux types, 3-pins et 4-pins. Dans les deux cas, pas de panique, vous pourrez très bien les connecter sur votre carte mère.

tuto branchement CPU_FAN

Toujours pour le front panel, nous pouvons avoir plus ou moins de ports USB de différents types.

  • USB 2.0/3.0 : voici côte à côte le branchement du port USB 3.0 (à gauche) et de l’USB 2.0 (à droite). Ces câbles sont eux aussi munis de détrompeur vous ne pouvez pas vous tromper lors du branchement. Les ports USB 2.0 sont la plupart du temps sur le bas de la carte mère. Le port USB 3.0 est lui parfois sur le bas, parfois sur la tranche droite de la carte mère. D’autres périphériques peuvent utiliser les ports USB 2.0 internes comme c’est le cas ici avec notre watercooling tout-en-un.

Branchement USB Front Panel

  • USB 3.1 Type-C : troisième type de port USB pour le front panel, le header pour USB Type-C est quant à lui plus discret que ses petits frères. Son emplacement varie selon les cartes mères mais est facilement reconnaissable.

Une fois tout branché, le but du jeu est d’avoir l’arrière propre. Ici nous avons un chemin prédestiné à faire passer l’ensemble des câbles via des bandes velcro pour tout faire tenir en place. Nous avons seulement le câble de l’alimentation CPU qui ne passe pas par là.

Problème au démarrage ?

Si votre PC ne boot pas, assurez-vous de quelques points :

  • Vérifier le branchement de l’alimentation 24 pins
  • L’alimentation CPU
  • Que le bouton sur votre alimentation est bien sur On et non sur Off
  • D’avoir bien branché le bouton Power du front panel
  • D’avoir bien placé la RAM

Assurez-vous également d’avoir bien branché tous les ventilateurs, ils devraient tous tourner au moins durant le démarrage. Surveillez la température du CPU pour être sur de ne pas avoir raté le montage de votre ventirad ou AiO.

Faire assembler votre PC

Si malgré ce tuto montage PC qui nous semble assez complet vous ne vous sentez pas de réaliser l’assemblage de votre PC vous-même, nous vous invitons à contacter CK Informatique via le formulaire ci-dessous afin que nous réalisons le montage de votre PC. Nous nous occuperons alors soigneusement de votre machine, nous pourrons installer Windows, et pour aller plus loin réaliser un délid sur votre processeur et même pourquoi vous créer votre propre watercooling custom.

Nous commençons également à vous préparer des configurations toutes faites, pour vous aider au mieux selon certains budgets et types d’utilisation. Cette section va évidemment grandir avec le temps et vous pourriez y voir de belles choses.


Petite surprise pour la fin, si vous ne l’avez pas déjà vue, nous avons également réalisé une vidéo time lapse sur cette configuration full ASUS ROG que nous avons appelée The ROG&Roll.

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